Pour vendre ou donner un véhicule en France, le vendeur doit réunir les bons justificatifs, faire signer le certificat de cession, remettre une carte grise correctement barrée puis déclarer l’opération en ligne dans les 15 jours. Ces étapes protègent le vendeur après la remise des clés et permettent à l’acheteur de demander sa nouvelle carte grise.
Une cession mal préparée peut laisser l’ancien titulaire exposé aux avis de contravention, aux péages ou à un litige sur le véhicule. Voici les démarches concrètes, les documents à contrôler et les délais à respecter, qu’il s’agisse d’une vente ou d’un don.
Checklist de cession d’un véhicule ↓
L’importance de la procédure de déclaration de la cession
La déclaration de cession informe l’administration que le véhicule a changé de détenteur à une date et une heure précises. Elle dissocie la responsabilité administrative de l’ancien titulaire des faits commis après la vente, sous réserve que les informations saisies correspondent bien au certificat signé par les deux parties.
Ce changement propriétaire de voiture intervient contre paiement lors d’une vente, ou sans échange d’argent dans le cas d’un don. Un don suit les mêmes formalités : certificat de cession, carte grise barrée et déclaration en ligne. Une succession obéit à des règles distinctes ; consultez les démarches après le décès du titulaire avant toute revente.

Conservez une copie datée du certificat de cession et la preuve de déclaration. Elles servent notamment à contester une amende reçue après la remise du véhicule. Ne remettez jamais les clés avant d’avoir complété les documents avec l’identité exacte de l’acquéreur.
- Vérifier le certificat de situation administrative de moins de 15 jours
- Préparer un contrôle technique valide si le véhicule est concerné
- Remplir le Cerfa n° 15776 en deux exemplaires
- Faire signer le certificat de cession par les deux parties
- Barrer la carte grise et inscrire la date et l’heure
- Remettre les documents obligatoires à l’acheteur
- Déclarer la cession en ligne dans les 15 jours
- Conserver les copies datées et la preuve de déclaration
- Transmettre le code de cession à l’acheteur
- Résilier ou transférer l’assurance après la déclaration
Avant la remise des clés : les documents à préparer
Le certificat de situation administrative, souvent appelé certificat de non-gage, doit dater de moins de 15 jours. Il indique si une opposition, un gage ou une procédure bloque la vente. Un véhicule frappé d’une opposition ne peut pas être cédé à un particulier tant que la situation n’est pas régularisée.
Pour une voiture de plus de quatre ans vendue à un particulier, remettez aussi un contrôle technique de moins de six mois. Si une contre-visite a été prescrite, le procès-verbal doit dater de moins de deux mois. Cette obligation ne s’applique pas de la même façon à une vente à un professionnel ni à certains véhicules dispensés de contrôle technique.
Préparez les factures d’entretien, le carnet de service, les doubles de clés et le dernier procès-verbal de contrôle technique. Ils ne remplacent aucun document obligatoire, mais ils donnent à l’acheteur une vision concrète du kilométrage, des réparations et de l’état mécanique. Avant un essai ou une vente entre particuliers, prenez aussi le temps de vérifier une annonce auto et de comparer les informations affichées avec les papiers du véhicule.
Comment faire une déclaration de cession?
La déclaration de cession se réalise en ligne sur le téléservice officiel d’immatriculation ou avec l’aide d’un professionnel habilité. Le vendeur renseigne l’immatriculation, les coordonnées de l’acquéreur, le kilométrage relevé au compteur ainsi que la date et l’heure exactes de la remise. Il doit effectuer la déclaration dans les 15 jours qui suivent la cession.
Le formulaire Cerfa n° 15776 est rempli en deux exemplaires : un pour le vendeur, un pour l’acheteur. Les deux parties le signent. Une fois la démarche validée, le vendeur obtient un code de cession à transmettre à l’acheteur ; ce code facilite sa demande de carte grise, sans remplacer le certificat de cession.
Un professionnel habilité peut accompagner la procédure, mais ses frais s’ajoutent au coût administratif éventuel. Vérifiez le prix du service, les documents demandés et l’identité de l’intermédiaire avant de lui confier vos données. La déclaration elle-même est gratuite pour le vendeur sur le téléservice officiel.
La carte grise doit être barrée d’un trait diagonal, porter la mention « vendu le » ou « cédé le », avec la date, l’heure et la signature de tous les cotitulaires. Le coupon détachable, lorsqu’il existe, permet à l’acheteur de circuler un mois en France. Gardez une photo lisible de la carte grise barrée avant de la remettre.
Les pièces nécessaires et le coût de la déclaration
Les pièces nécessaires
Le vendeur fournit son identité, l’adresse figurant sur la carte grise et les informations du véhicule : immatriculation, marque, modèle, numéro d’identification et kilométrage. En présence de cotitulaires, chaque personne inscrite sur le certificat d’immatriculation doit signer les documents de cession.
L’acheteur renseigne ses nom, prénom et adresse complète sur le certificat de cession. Les données doivent correspondre à celles qui serviront ensuite à immatriculer le véhicule. Une erreur dans le nom, l’adresse, la date ou le numéro d’immatriculation peut bloquer le dossier et imposer un nouveau formulaire signé.
Le dossier remis à l’acheteur comprend généralement la carte grise barrée et signée, son exemplaire du Cerfa 15776, le certificat de situation administrative et, si nécessaire, le contrôle technique valide. Pour demander ensuite la carte grise, il devra justifier de son identité, de son domicile et de son assurance.
Le coût global de la procédure
La déclaration de cession n’entraîne pas de taxe pour le vendeur. Le coût de la nouvelle carte grise est payé par l’acheteur. Son montant dépend surtout de la région, de la puissance fiscale du véhicule, de son énergie et, dans certains cas, de son âge ou de son statut de véhicule propre.
- la taxe régionale, calculée notamment à partir des chevaux fiscaux ;
- la taxe fixe de gestion ;
- la redevance d’acheminement du certificat ;
- les éventuelles taxes spécifiques liées à certains véhicules ou à une première immatriculation.
Les frais d’un professionnel habilité s’ajoutent à ces taxes et varient selon la prestation. Demandez un prix global avant validation. Le paiement de la carte grise s’effectue en ligne par carte bancaire sur le téléservice ; les modalités proposées par un professionnel peuvent différer.
Après la cession : protéger vendeur et acheteur
Après avoir déclaré la vente, le vendeur peut résilier ou transférer son assurance en adressant à son assureur une copie du certificat de cession. Cette démarche évite de payer une garantie pour un véhicule qui ne lui appartient plus. Les conducteurs confrontés à une résiliation ou à un tarif majoré peuvent aussi consulter les solutions d’assurance auto malussé.
L’acheteur dispose d’un mois pour demander le certificat d’immatriculation à son nom. Il doit assurer le véhicule avant de prendre la route et vérifier que l’adresse déclarée est exacte. En cas de déménagement ultérieur, la procédure de changement d’adresse doit être faite rapidement pour recevoir les courriers administratifs.
Vendeur comme acheteur ont intérêt à archiver les justificatifs : certificat de cession, accusé de déclaration, contrôle technique et preuve de paiement. Ces documents datés permettent de retracer l’opération si une contravention, une panne contestée ou une erreur d’immatriculation survient après la vente.
